Charles d'arene Sculpteur Livron et Ferronnier d'art Livron
Pour Charles D'ARENE, la maladie a dû commencer très tôt, celle du désign bien sur . Enfant, déjà il "croquait" sur ses cahiers d'écolier tout ce qui lui passait par la tête. Cette imagination débordante n'a cependant pas nuit à son tempérament d'homme d'action. Son palmarès professionnel le prouve. Tout juste libéré des obligations militaires, il crée sa première société de design.
Tout naturellement cet autodidacte doué, passionné par l'Afrique et les sports mécaniques relooke des véhicules pour le Paris Dakar. Les idées de ce bricoleur de génie ne passent pas inaperçu et quelques grandes écuries lui confient la réalisation de leur prototype. Malgré le succès de son entreprise il refuse le coté industriel et vend sa société pour repartir à l'assaut des pistes africaine. Sa nature aventurière va le pousser à quelques folies, exutoire de son hypersensibilité. Et dans ces immensités désertiques au cœur d'une solitude profonde et intense, il va reprendre son carnet de croquis, sculpter dans la pierre ou le bois, laissant libre cours à son génie créatif.
Après avoir assouvi momentanément cette soif de grands espaces et quelques années passées entre planche à dessin, atelier et pistes africaines. il crée une nouvelle société dédiée au design et à l'architecture, avec un personnel capable d'assurer techniquement la mise en route et le suivi de ses projets, il peut enfin se consacrer pleinement à la création. S'étant très vite spécialisé dans la restauration de vielles bastides et la création de mobilier, il est vite confronté à des problèmes de réalisation d'éléments ou d'objets en fer forgé. Amateur averti du fer forgé travaillé à l'ancienne, il lui est impossible de trouver des ferronniers d'arts capables de répondre à ses attentes, actuellement 90% du fer forgé que l'on trouve est soudé ou réalisé avec des moyens mécaniques. Il décide alors de passer de la conception à la réalisation.
De nouvelles difficultés apparaissent , il n'existe aucune formation et les artisans forgeant à l'ancienne gardent jalousement secrets leurs techniques et leur savoir-faire. Il fait donc l'acquisition d'une vielle enclume, se fabrique une forge, rachète quelques vieux outils chez un brocanteur, parcours quelques documentations techniques et le voilà prêt à attaquer son auto formation. Après de nombreux week-ends passés à taper sur l'enclume il commence à réaliser ses premières pièces. Au fil du temps, cette passion de la forge à l'ancienne va devenir une activité à part entière. Il met en vente sa société et se consacre entièrement au travail de la forge et de la sculpture métallique. Tout son travail est fondé sur le dessin, sur la recherche et la mise en application des techniques anciennes pour la mise en forme, les assemblages ainsi que sur tous les problèmes liés à la protection et aux patines de finition.